Démission pendant un arrêt maladie : modèle de lettre, préavis et envoi
Démissionner pendant un arrêt maladie est possible, à condition de notifier clairement votre décision et de respecter les règles liées au préavis. La lettre doit rester simple, datée, personnalisée et envoyée par un moyen qui permet de prouver sa réception. Voici un modèle prêt à adapter, puis les points à vérifier avant de l’envoyer.
Le modèle de lettre à personnaliser
Ce modèle convient à un salarié en CDI qui souhaite démissionner pendant un arrêt maladie. Adaptez les mentions entre crochets, notamment la durée du préavis, la date souhaitée de fin de contrat et l’éventuelle demande de dispense.
Repères essentiels sur la démission pendant un arrêt maladie
[Prénom Nom] [Adresse] [Téléphone] [Email]
[Nom de l’entreprise] À l’attention de [Madame/Monsieur Nom ou Service RH] [Adresse de l’entreprise]
Fait à [Ville], le [Date]
Objet : démission de mon poste
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [intitulé du poste], que j’occupe au sein de l’entreprise depuis le [date d’entrée dans l’entreprise].
Je suis actuellement en arrêt maladie depuis le [date de début de l’arrêt]. Cette situation ne remet pas en cause ma volonté claire et non équivoque de mettre fin à mon contrat de travail.
Conformément aux dispositions applicables à mon contrat de travail et, le cas échéant, à la convention collective de l’entreprise, mon préavis est d’une durée de [durée du préavis]. Sauf accord contraire de votre part, mon contrat prendra donc fin le [date estimée de fin de contrat].
Option en cas de demande de dispense : Je sollicite toutefois une dispense totale ou partielle de préavis. Si vous acceptez cette demande, je vous remercie de bien vouloir me confirmer par écrit la date effective de fin de mon contrat.
Je vous remercie de bien vouloir tenir à ma disposition, à l’issue de mon contrat, mon certificat de travail, mon reçu pour solde de tout compte ainsi que mon attestation France Travail.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
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Démissionner pendant un arrêt maladie : ce qui est légalement possible
Un salarié peut démissionner sans justifier sa décision
La démission pendant un arrêt maladie est légale. L’arrêt suspend l’exécution normale du contrat de travail, mais il n’interdit pas au salarié de rompre ce contrat s’il le souhaite. Vous n’avez pas à expliquer les raisons de votre départ dans la lettre : une démission repose sur une décision personnelle, exprimée de manière claire.
Il vaut mieux éviter les formulations ambiguës, par exemple « je pense quitter l’entreprise » ou « je souhaite discuter de mon départ ». Pour limiter tout risque de contestation, écrivez plutôt : « je vous informe de ma décision de démissionner ». Cette phrase suffit à matérialiser une volonté ferme et sans équivoque.
La démission ne remplace pas l’arrêt de travail
Votre arrêt maladie continue à suivre son propre régime. Vous devez respecter les obligations liées à l’arrêt : transmission des justificatifs, respect des éventuelles heures de sortie, suivi médical si nécessaire. La démission ne dispense pas de ces démarches tant que le contrat n’est pas terminé.
Si vous percevez des indemnités journalières de Sécurité sociale, la démission n’efface pas automatiquement les règles applicables à votre situation médicale. En cas de doute sur vos droits ou sur une situation particulière, il peut être utile de vérifier auprès de votre caisse, de votre service RH ou d’un conseiller juridique.
Préavis : le point le plus important à vérifier
Arrêt maladie non professionnel : le préavis est en principe dû
Lorsque l’arrêt maladie n’a pas d’origine professionnelle, le préavis de démission reste généralement dû. Autrement dit, la période de préavis peut courir pendant l’arrêt, même si vous n’êtes pas physiquement présent dans l’entreprise. La durée dépend de votre contrat de travail, de votre convention collective, de votre statut et parfois des usages de l’entreprise.
Avant d’indiquer une date de fin de contrat dans votre lettre, vérifiez la durée exacte du préavis. Une erreur de date peut créer une incompréhension avec l’employeur, notamment pour l’établissement du solde de tout compte ou l’organisation de votre remplacement. Mieux vaut calculer avec soin la date indiquée dans le courrier et garder la même référence dans vos échanges écrits.
Arrêt d’origine professionnelle : le préavis peut être suspendu
La situation est différente si l’arrêt est lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. Dans ce cas, le préavis peut être suspendu, ce qui signifie qu’il ne s’écoule pas nécessairement de la même manière que pour un arrêt maladie ordinaire. La date réelle de fin de contrat peut alors être décalée.
Ce point mérite une attention particulière, car il influence directement la fin du contrat, les documents de sortie et parfois la rémunération. Si votre arrêt a une origine professionnelle, évitez de fixer seul une date définitive sans avoir vérifié les règles applicables à votre situation. Une simple mention dans la lettre ne suffit pas à neutraliser cet effet.
Demander une dispense de préavis
Vous pouvez demander à ne pas effectuer tout ou partie du préavis, mais l’employeur n’est pas obligé d’accepter. La demande doit être formulée clairement dans la lettre, sans la présenter comme un droit automatique. Si l’employeur accepte, il est recommandé d’obtenir une confirmation écrite précisant la date de fin de contrat.
La lettre et le préavis doivent donc être traités séparément : la première notifie la démission, le second fixe le calendrier de sortie. Cette distinction évite les malentendus, surtout quand l’arrêt maladie rend les échanges plus lents ou moins réguliers.
Envoyer la lettre et garder les bonnes preuves
Lettre recommandée ou remise en main propre
Pour une démission, l’écrit n’est pas toujours imposé par la loi, mais il est fortement recommandé. Pendant un arrêt maladie, il devient essentiel pour éviter toute confusion. Deux modes d’envoi sont particulièrement adaptés : la lettre recommandée avec accusé de réception ou la lettre remise en main propre contre décharge.
La lettre recommandée permet de conserver une preuve d’envoi et de réception. La remise en main propre contre décharge suppose que l’employeur signe un exemplaire daté, attestant qu’il a bien reçu la lettre. Dans les deux cas, conservez une copie de votre courrier et de la preuve associée. Ce réflexe simple sécurise la date de notification.
Les informations à ne pas oublier
Une lettre efficace n’a pas besoin d’être longue. Elle doit surtout contenir les informations utiles à l’employeur pour traiter correctement votre départ : votre identité, votre poste, la date du courrier, l’annonce explicite de votre démission, la durée du préavis si vous la connaissez, ainsi que la demande des documents de fin de contrat.
- Indiquez une date de rédaction lisible.
- Écrivez le nom exact de l’entreprise et, si possible, le destinataire RH.
- Précisez votre poste pour éviter toute ambiguïté.
- Mentionnez l’arrêt maladie uniquement de manière factuelle.
- Demandez une confirmation écrite en cas de dispense de préavis.
Adapter la lettre selon votre contrat et votre situation
Le modèle ci-dessus est conçu pour un CDI, car la démission concerne principalement ce type de contrat. En CDD, la rupture anticipée obéit à des règles différentes et ne se traite pas toujours comme une démission classique. En intérim, en alternance ou pendant une période d’essai, les modalités peuvent également varier.
| Situation | Point à vérifier avant l’envoi |
|---|---|
| CDI | Durée du préavis prévue par le contrat, la convention collective ou les usages. |
| Arrêt maladie non professionnel | Préavis généralement dû, avec une date de fin à calculer avec soin. |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | Possible suspension du préavis et date de fin de contrat à sécuriser. |
| Demande de dispense | Accord écrit de l’employeur nécessaire pour éviter tout malentendu. |
| CDD, intérim, alternance | Règles spécifiques de rupture à vérifier avant d’utiliser un modèle de démission. |
Si vous êtes à temps partiel, la lettre ne change pas beaucoup, mais la durée du préavis peut dépendre des textes applicables à votre emploi. Si vous êtes cadre, agent de maîtrise ou salarié soumis à une convention collective particulière, le préavis peut aussi être différent. La bonne méthode consiste à personnaliser la lettre seulement après avoir vérifié ces éléments.
Checklist avant d’envoyer votre démission
Avant de poster ou de remettre votre courrier, prenez quelques minutes pour contrôler les points suivants. Cette vérification simple évite la plupart des erreurs administratives liées à une démission pendant un arrêt maladie.
- Relisez votre contrat de travail pour trouver la clause de préavis.
- Consultez la convention collective applicable si elle est mentionnée sur vos documents.
- Vérifiez si votre arrêt maladie est d’origine professionnelle ou non.
- Choisissez un mode d’envoi avec preuve : recommandé ou remise contre décharge.
- Gardez une copie signée de votre lettre.
- Demandez les documents de sortie : certificat de travail, solde de tout compte, attestation France Travail.
- Attendez un écrit de l’employeur si vous demandez une dispense de préavis.
Le plus sûr est de rester factuel et sobre. Vous n’avez pas à détailler votre état de santé ni à justifier votre choix. Une lettre claire, une preuve de réception et une date de fin de contrat correctement calculée suffisent dans la majorité des cas à sécuriser la démarche.



