Vous tombez régulièrement sur la mention « marque en A » dans vos comptes sans être certain de bien la comprendre ? Cette indication, très utilisée en expertise comptable et en gestion, renvoie à une logique précise de ventilation et de présentation des écritures. Nous allons clarifier ce que signifie « marque en A », comment l’utiliser correctement et les impacts concrets pour la tenue de votre comptabilité.
Comprendre la logique de la mention marque en a

Avant de vouloir appliquer la mention « marque en A », il est essentiel de comprendre à quoi elle sert et dans quel contexte elle apparaît. Cette partie vous aide à relier cette expression à la logique des journaux, des écritures et des plans comptables. Vous verrez rapidement si vous en avez réellement besoin dans votre organisation.
À quoi correspond concrètement la mention comptable « marque en A » ?
La « marque en A » renvoie généralement à un repère de classification dans les écritures comptables. Cette convention varie selon les pratiques de votre cabinet ou de votre logiciel de gestion. Elle permet de distinguer certaines opérations, de marquer des reclassements ou de signaler des écritures nécessitant un traitement spécifique.
Concrètement, cette marque sert à identifier rapidement des familles d’opérations : régularisations de fin d’exercice, provisions à revoir, écritures exceptionnelles ou encore opérations en attente de validation. Il est important de vérifier la convention utilisée dans votre entreprise pour ne pas surinterpréter cette mention et l’utiliser de manière cohérente.
Comment la marque en A s’inscrit-elle dans le plan comptable général ?
Dans le plan comptable général (PCG), il n’existe pas de compte officiel nommé « marque en A ». Il s’agit plutôt d’une annotation interne qui complète la structure officielle du PCG. Les comptes ou rubriques peuvent être annotés de cette façon pour suivre des opérations spécifiques.
Cette mention sert de code maison, propre au cabinet ou à l’organisation. Elle peut s’appliquer à différents types de comptes : comptes de régularisation (classe 4), comptes de charges (classe 6) ou comptes de produits (classe 7). La marque en A devient alors une couche supplémentaire de signalétique, facilitant le tri et l’analyse sans modifier la numérotation comptable officielle.
Pourquoi certains logiciels de comptabilité affichent-ils « marque en A » ?
De nombreux logiciels comptables intègrent des champs de marquage personnalisables pour faciliter les tris et les filtrages. La « marque en A » peut être l’un de ces codes paramétrables, utilisé pour pointer des écritures à contrôler, à lettrer ou à réviser.
Cette fonction devient particulièrement utile lors des clôtures annuelles ou des revues de comptes approfondies. Des logiciels comme Sage, Cegid ou QuadraCompta proposent ces options de marquage. Vous pouvez ainsi extraire en quelques clics toutes les écritures marquées en A pour les traiter en bloc, plutôt que de parcourir manuellement l’ensemble de vos journaux.
Utiliser la marque en a dans vos écritures au quotidien
Une fois la logique comprise, encore faut-il savoir comment utiliser cette marque au bon moment, sans générer de confusion. Cette partie vous accompagne dans l’intégration de « marque en A » à vos pratiques courantes, du paramétrage dans le journal à la communication avec votre expert-comptable. L’objectif est de gagner en clarté et en traçabilité, pas de rajouter une couche de complexité.
Comment savoir quand il est pertinent d’appliquer une marque en A ?
Commencez par identifier les familles d’écritures que vous souhaitez suivre de près. Voici des exemples typiques qui justifient l’usage de cette marque :
- Charges à régulariser en fin de mois ou en fin d’exercice
- Écritures de transition entre deux exercices comptables
- Opérations exceptionnelles nécessitant une justification documentée
- Provisions à revoir ou à ajuster après analyse
- Factures en attente de validation par un responsable
La marque en A devient alors un code dédié à ces catégories, pour les isoler rapidement dans vos journaux. Assurez-vous toutefois qu’une règle écrite existe dans votre organisation pour éviter les usages contradictoires selon les personnes qui saisissent.
Bonnes pratiques pour renseigner la marque en A sans alourdir vos journaux
Limitez le nombre de cas où vous recourez à cette marque, afin de garder un système lisible. Une surcharge de marquages dilue leur utilité et rend les contrôles plus complexes. Documentez dans une courte procédure interne à quoi correspond la marque en A, avec quelques exemples d’écritures typiques.
Pensez également à effectuer des contrôles périodiques pour vérifier que le codage reste cohérent dans le temps. Un bon réflexe consiste à créer un tableau de suivi simple :
| Date de contrôle | Nombre d’écritures en A | Écritures traitées | Écritures restantes |
|---|---|---|---|
| 31/01/2025 | 15 | 12 | 3 |
| 28/02/2025 | 8 | 8 | 0 |
Comment expliquer simplement la marque en A à un nouveau collaborateur comptable ?
Une approche efficace consiste à partir d’un exemple réel tiré de vos journaux, plutôt que d’une définition théorique. Montrez-lui une série d’écritures avec et sans marque en A, en expliquant le critère qui déclenche ce marquage.
Par exemple : « Toutes les écritures de régularisation de charges constatées d’avance sont marquées en A jusqu’à leur validation par l’expert-comptable. Une fois validées, on retire la marque. » Cette pédagogie par cas concrets aide à ancrer la règle et limite les erreurs de saisie à l’arrivée d’un nouveau collaborateur.
Contrôler, analyser et fiabiliser les écritures en marque en a

Une marque qui n’est ni contrôlée ni exploitée perd très vite son intérêt. Ici, nous voyons comment utiliser « marque en A » pour vos contrôles de cohérence, vos analyses de comptes et vos audits internes. Bien paramétrée, cette marque peut devenir un outil puissant de pilotage comptable.
Comment exploiter la marque en A pour vos contrôles de fin de mois ?
En fin de période, filtrez vos journaux sur les écritures portant la marque en A pour vérifier qu’aucune n’est restée en suspens. Ce passage en revue rapide permet de repérer des anomalies, des montants inhabituels ou des opérations à régulariser.
Vous gagnez ainsi en réactivité, sans devoir tout relire ligne par ligne. Dans la pratique, créez une routine mensuelle : le dernier jour ouvré, extrayez toutes les écritures marquées en A, vérifiez leur statut et documentez les actions prises. Cette discipline limite les oublis et améliore la qualité de vos arrêtés comptables.
Utiliser la marque en A pour faciliter les échanges avec l’expert-comptable
Vous pouvez convenir avec votre expert-comptable d’utiliser la marque en A pour signaler les écritures qui nécessitent son avis. Lors de la révision, il lui suffit alors de filtrer sur ce marqueur pour traiter en priorité les points sensibles.
Cette approche améliore la qualité des échanges et limite les allers-retours par e-mail. Au lieu de décrire dans un message quelles écritures doivent être vérifiées, vous dites simplement : « J’ai marqué en A les 7 écritures de provisions que je souhaite revoir avec vous. » Le gain de temps est immédiat pour les deux parties.
En cas de contrôle fiscal, quel rôle peut jouer la marque en A ?
Lors d’un contrôle fiscal, la marque en A peut aider à justifier rapidement certaines opérations atypiques si elle a été utilisée de façon rigoureuse. Elle permet de retrouver plus facilement des ensembles homogènes d’écritures, à documenter ou à expliquer.
À l’inverse, une utilisation floue ou incohérente pourrait susciter des questions supplémentaires de la part de l’administration fiscale. D’où l’importance de formaliser vos règles de marquage dans une note de procédure simple, conservée dans votre documentation comptable. Cette formalisation démontre votre rigueur de gestion et facilite les explications en cas de demande.
Adapter la marque en a à la taille et aux besoins de votre structure
La même manière de marquer les écritures ne convient pas à une TPE et à un grand groupe. Cette dernière partie vous aide à calibrer l’usage de « marque en A » selon vos ressources, vos outils et votre organisation. Il s’agit de trouver un équilibre entre simplicité, contrôle et exploitation des données comptables.
Petites entreprises et TPE : comment garder un usage léger mais utile ?
Dans une petite structure, la marque en A doit rester simple, centrée sur un ou deux usages clés. Par exemple, vous pouvez la réserver aux écritures à valider par le dirigeant ou par l’expert-comptable.
Cette sobriété évite de transformer la tenue de compte en usine à gaz tout en apportant un vrai plus de suivi. Une TPE de 5 salariés n’a pas besoin de 10 codes différents. Un seul marqueur bien défini suffit : « marque en A = opération nécessitant validation externe ». C’est clair, simple et efficace.
Structures plus complexes : faire de la marque en A un outil de pilotage
Pour les PME ou groupes, la marque en A peut s’inscrire dans un dispositif plus large de codes analytiques et de marquages. Elle peut être associée à des workflows de validation, des reportings spécifiques ou des revues de comptes périodiques.
L’important est de l’intégrer à une architecture globale des données comptables, et non de la laisser isolée. Par exemple, vous pouvez combiner la marque en A avec des codes d’axes analytiques pour créer des tableaux de bord automatisés, identifiant rapidement les écritures en attente par service, par type d’opération ou par responsable.
Comment faire évoluer vos règles autour de la marque en A dans le temps ?
Vos besoins de suivi évoluent, il est donc normal que les règles de marquage évoluent aussi. Prévoyez une revue annuelle de vos conventions (dont la marque en A) pour vérifier qu’elles servent encore vos objectifs.
Si vous les faites évoluer, conservez une trace écrite des anciennes règles pour comprendre l’historique de vos données. Cette documentation vous sera utile pour interpréter les exercices passés et assurer une continuité dans vos analyses. Un simple document partagé avec les dates de modification et les justifications suffit amplement.
En définitive, la marque en A reste un outil au service de votre organisation comptable. Son utilité dépend entièrement de la rigueur avec laquelle vous la définissez, la documentez et la contrôlez. Bien maîtrisée, elle simplifie vos révisions, fluidifie vos échanges avec l’expert-comptable et renforce la traçabilité de vos opérations sensibles. Mal gérée, elle devient une source de confusion supplémentaire. À vous de poser dès maintenant les règles simples qui vous permettront d’en tirer le meilleur parti.
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